Cinéphile m'était conté ...

Cinéphile m'était conté ...

Vivre sa vie (Mon amie Victoria)

Prétendre que Jean-Paul Civeyrac, discret réalisateur s'il en est, fait du cinéma social et engagé, peut sembler incongru de prime abord. Mon amie Victoria n'a strictement rien à voir avec le cinéma des Dardenne ou de Loach, on est bien d'accord. Et pourtant, son héroïne, noire de peau, cherche sa place dans la France d'aujourd'hui, se nourrit d'illusions, est déçue, se rattrape tant bien que mal, fait des concessions et tente difficilement de vivre sa vie plutôt que de la subir. Toute la pression sociale est dans le sous-texte du film, récit intimiste adapté de Doris Lessing, qui semble laisser le racisme à distance, alors qu'il existe évidemment, sous d'autres formes, paternalistes, bienveillantes et quasi humanitaires. Mon amie Victoria est une oeuvre délicate, très en retenue, qui ne livre que peu de la psychologie de son beau et énigmatique personnage central. Un film subtil même si une voix off omniprésente le rend parfois trop littéraire ... et romanesque.

 

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02/01/2015
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